Enceinte d’un autre 2

Alors que j’étais chez ma sœur, nous sommes sorties pour prendre une tasse de thé, afin de discuter, loin de son mari et de ses enfants, mes adorables neveux que j’aimais tant. Et c’est là que je vais faire une rencontre, à la quelle je ne m’attendais alors pas du tout. C’était d’ailleurs lui qui m’avait reconnue en premier.

– Matou ??

Je me retourne et qui je vois là ?

– Ahmed ? c’est toi ?

– Mais oui c’est moi !! mais qu’est-ce que tu fais là ?

– Ow je te présente ma sœur Sarah, je suis venue la voir pour deux semaines, histoire de me changer les idées. Sarah voici Ahmed mon ami (copain) de l’époque au pays.

Ils répondirent en chœur « enchanté »

– Je vous offre le thé, et j’espère qu’on pourra discuter avant ton retour, voici ma carte.

– Oh je l’espère aussi ! merci

– Waouh vraiment agréable de te revoir, je comptais revenir au pays la semaine prochaine, mais peut être que je vais retarder, pour qu’on prenne le vol ensemble.

– Pourquoi pas. Répondis-je sans enthousiasme particulier

Puis il s’en alla me laissant avec ma sœur. Je pris sa carte et vis qu’il était Manager Général d’une boite de communication qu’il dirigeait apparemment. Je me suis dit, « quelle opportunité ! », moi qui cherchais une opportunité de stage. On verra bien pour la suite.

Ma sœur qui observait la scène me dit

– Tu ne lui as pas dit que tu étais mariée.

– Nous n’avons pas eu le temps de parler de cela. Mais tu sais que je lui dirai à l’occasion. Je n’ai pas la tête à me mettre dans des problèmes.

– J’espère bien…

– Mais tu vois, il travaille dans la communication, et cela m’intéresse.

– Ok si c’est strictement professionnel alors ok.

Le temps passa, je finis par le rappeler au bout du 3eme jour, il était enthousiaste. Nous nous sommes revus non loin de chez ma sœur, dans café, à l’air libre.

Il me raconta son parcours, pourquoi il avait perdu contact avec ses proches pendant plus d’une année. C’était vraiment la galère pour lui. Mais il a tenu bon et aujourd’hui avec deux amis ils ont monté cette boîte de communication. Et il s’apprêtait à rentrer au pays afin d’y implanter une filiale de l’entreprise. Me voici l’écoutant attentivement, car j’y voyais mon intérêt.

Je n’eus même pas besoin de lui dire que j’étais mariée. Ses yeux ne cessaient d’aller vers mon annulaire gauche. Il me dit : « j’ai essayé de te recontacter quand tout est rentré dans l’ordre, mais tu avais changé de numéro. Et quand j’ai pu contacter un ami au pays, il m’a dit que tu venais de te marier. Je ne voulais pas troubler le calme de ton couple, alors j’ai préféré ne pas chercher à te contacter même si l’amour était toujours là. Mais je t’ai toujours souhaité le bonheur. Aujourd’hui je suis très content que le destin nous ait permis de nous croiser à nouveau. J’espère vraiment que tu es heureuse ? »

Cette dernière phrase sonna comme une cloche dans mon esprit. Etais-je heureuse ? je ne m’étais jamais posée cette question. Ma priorité était de savoir si Djibril était heureux et faire en sorte qu’il le soit. D’ailleurs mon propre mari ne m’a jamais demandé si je suis heureuse. Alors entendre cette question de la bouche de quelqu’un comme cela, je ne sus quoi répondre.

J’ai esquivé la question, et je suis revenue sur le volet opportunité d’emplois. Cette nuit je ne pus dormir, j’étais en joie, car je venais de conclure un stage de 3mois, renouvelable une fois et après je pourrais avoir un CDD. Je me réjouis juste de l’opportunité de travailler et de me sentir plus utile pour ma communauté. J’étais décidée et tant pis si Djibril le prenait mal. J’ai longtemps obéi à ce qu’il voulait mais rien ne changeait, j’allais prendre ma vie en main.

Durant tout mon séjour il m’appela une seule fois. Et c’était parce qu’il avait besoin que je lui montre l’emplacement d’un objet dans la maison. Je pris le vol retour avec Ahmed, nous bavardions comme de vieilles connaissances, sans rien de plus. Il était bien éduqué, il m’avait même montré où il habitait en Europe. Il vivait en colocation dans un grand appartement avec un de ses amis et co-fondateur de l’entreprise. Il ne voyait pas l’utilité de vivre seul s’il n’avait ni femme ni enfant.

Au retour la vie reprit son cours normal. J’informai mon mari du job que j’avais eu, mais à peine y avait-il prêté attention. Il me semblait préoccupé et ailleurs. Il rentrait de plus en plus tard. Jusqu’au jour où on nous livra à la maison des habits, et autres matériels de layette pour bébé. Je fus très intriguée, je n’étais pas enceinte. Quand Djibril rentra, je lui montrai le paquet, mais il était neutre, il me dit que c’était pour un cadeau à un de ses collaborateurs dont la femme était enceinte. Je lui proposai alors d’aller avec lui remettre le cadeau. Il se fâcha, prit le paquet et sortit, pour ne revenir que tard.

J’étais de nouveau en dépression, je sentais que quelque chose se passait dans mon dos, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit grave.

C’est là que j’allais moi aussi tomber, vu que ces deux dernières semaines mon mari sortait à 6h et rentrait à 00h ou 1h du matin. Il ne mangeait plus à la maison, j’avais alors tout le temps pour me consacrer à mon nouveau travail que j’aimais beaucoup. C’est ce que je rêvais de faire. Mais ma dépression suite aux troubles de mon ménage ne m’aidait pas trop, j’avais beau me concentrer, mon esprit revenait sur ce que mon mari pouvait me cacher.

Puis ce jour arriva, Ahmed était revenu pour que ensemble nous fassions le point des activités menées. J’étais toujours au bureau quand Djibril m’appela et m’intima l’ordre de rentrer. Je trouvais son attitude déplacée mais Ahmed me dit d’y aller car déjà je faisais trop d’heures supplémentaires pour la boite où je n’étais encore que stagiaire.

Je suis donc rentrée, et sans ménagement, mon époux, celui que j’aimais plus que tout, au-delà de tout ce qu’il me faisait subir. Celui que j’ai juré d’aimer et qui a juré de m’aimer et de me respecter, m’apprend qu’il est devenu PERE, oui oui il est papa d’un petit garçon qui est né il y’a deux jours.

Enceinte d'un autre

Je manquais de m’évanouir. Mon sang fit un tour, et j’avais la sensation que quelque chose venait de se briser en moi. Oui j’ai senti la douleur de mon cœur qui s’émiettait. Je ne pus placer un mot, et le comble, je lisais la joie sur son visage. Non il n’était pas désolé de m’avoir trahie, non il n’était pas désolé de m’avoir déchiré le cœur en mille morceaux. Non, il était juste heureux d’avoir eu un enfant de surcroit, un fils, un héritier. Matou la stérile, Matou la femme maudite qui ne pouvait pas concevoir, il venait de confirmer cela, vu que lui il venait d’avoir un enfant.

Après m’avoir annoncé la nouvelle, il sortit de la maison. Je savais que si je restais seule, j’allais commettre l’irréparable. J’ai alors appelé la seule personne proche de moi ces derniers temps, la seule personne qui se souciait de moi, Ahmed. Je lui ai demandé de passer me chercher car je voulais me changer l’esprit. 20mn plus tard il était là, il ne comprenait rien, il était 20h, comment je pouvais l’appeler alors que je suis mariée.

Je ne pus lui dire quoi que ce soit. Je lui ai dit : « pouvons-nous aller chez toi ? ». Honnêtement, je ne saurais vous dire ce qui m’a pris. Et ce même soir, j’ai cassé mes vœux de fidélité dans les bras de Ahmed. Je m’attendais à me sentir mal après cet acte peu glorieux, mais non, je ne ressentais aucun dégoût, je ne ressentais aucune vengeance non plus. En fait, j’étais juste moi, j’ai aimé ce moment défendu, oui je ne devrais pas en être fière, mais j’ai aimé ce moment passé avec Ahmed. Cela faisait deux ans que je n’avais rien vécu de pareil.

Ahmed par contre se sentait mal après cela. Et il avait raison. Il était formellement interdit de toucher la femme d’autrui. Il me dit alors : « si tu n’es pas heureuse avec lui, quitte-le, je suis disposé à honorer ma promesse faite il y’a 8ans, ce que je ressens pour toi est toujours intacte. Certes, oui j’ai eu des aventures sans lendemains durant ces années, car aucune n’avait volé mon cœur comme tu l’avais fait. Matou si tu ne l’aimes plus et s’il ne te rend pas heureuse quitte le et on fera notre vie ensemble. Au cas contraire, cet acte d’adultère que nous venons de faire, sera le dernier, ne compte pas sur moi pour m’enliser avec toi dans ce bourbier. »

Il était tellement ferme dans sa décision, j’eus mal de l’y avoir l’entrainé.

Puis les jours passèrent, les semaines aussi. Notre aventure n’a pas entaché notre relation professionnelle. Ahmed se montrait très responsable. Et nous ne sommes pas revenus sur cette histoire. Comme il me l’avait dit, la décision me revenait. Soit je quittais mon mari pour qu’on se mette ensemble, soit je restais avec lui. Dans ce cas, Ahmed ne serait pas mon co-auteur d’adultère.

Un soir mon mari rentra avec des fleurs en main, ainsi que d’autres cadeaux. Je ne me suis même pas dit un instant que tous ces cadeaux pouvaient être pour moi.

Mais grande fut encore ma surprise, quand il vint s’agenouiller devant moi, le visage baignant dans les larmes. J’eus peur, je crus que quelqu’un était mort. Je sursautai !

– Que se passe-t-il ? il est arrivé quelque chose en famille ? 

– Non ! il y’a rien en famille. Stp je veux qu’on parle.

– Oui moi aussi j’ai quelque chose à te dire.

– Ok commences.

– Non toi vas y.

– Ok, Matou, je te prie de me pardonner, je sais que je t’ai fait souffrir durant ces dernières années. Pourtant tu as été une épouse dévouée, attentionnée et aimante. Je suis conscient que j’ai été le pire époux. Stp pardonnes moi.

– Mais qu’est-ce qu’il y’a Djibril ?

Il se mit à déverser encore plus de larmes, avant de me dire dans une voie presque étranglée

– L’enfant, n’est pas de moi.

– Quel enfant ?

– Celui que j’ai eu avec une fille au dehors.

J’étais abasourdie. Comment ce revirement des choses, je n’en revenais pas.

– Comment tu sais cela ?

– Je suis allée surprendre un jeune homme chez elle, et il m’a dit être le véritable père de l’enfant, j’ai donc fait faire un test de paternité, qui s’est révélé positif en sa faveur.

 

A cet instant même, je ne pus dire mot, je gardais ma main sur ma bouche. Car comment lui dire que moi je suis enceinte d’un mois et demi, que cet enfant est bien sûr de Ahmed. Mais surtout que je demande le divorce. Les papiers du divorce sont d’ailleurs dans la chambre.

Comment lui dire tout cela en plus de cet énorme choc qu’il venait de recevoir ?

Cher(e)s ami(e)s dites-moi en commentaire, comment auriez-vous géré cette situation ?

Partagez au maximum cette histoire, nombreux ont besoin de le lire !

La suite ici https://chrohist.com/enceinte-d-un-autre-3/

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